Douleur chronique : et si on arrêtait de lutter pour mieux vivre ?
En douleur chronique, le piège n’est pas la douleur elle-même, mais la lutte incessante pour la faire disparaître. On observe souvent
hypervigilance, évitement et contrôle à tout prix… des stratégies compréhensibles, mais qui renforcent en réalité la sensibilité du système nerveux.
C’est là qu’intervient la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) de troisième vague. Dans ma pratique, j’utilise cette approche avec mes patients, et ce, avec succès. Plutôt que d’attendre d’être “sans douleur” pour reprendre ses activités, on apprend à agir
malgré la douleur, de manière progressive et guidée par ce qui compte réellement dans la vie. L’acceptation n’est pas une résignation : c’est une compétence active qui réduit le stress, le catastrophisme et l’évitement, tout en réactivant le mouvement et la vie quotidienne.
Chez certains patients, ce changement de perspective peut même mener à une éradication complète de la douleur. En cessant de la combattre
et en reprenant ses occupations, le système nerveux retrouve sa régulation normale, et la douleur, petit à petit, perd sa place.
Le court clip vidéo ci-dessous en est une illustration frappante. Mon patient y montre comment il a repris ses occupations avec une douleur encore présente au départ. En s’engageant pleinement dans sa vie, sans attendre d’être “sans douleur”, l’intensité a diminué progressivement — jusqu’à disparaître
complètement. Un exemple concret et puissant de ce que permet réellement la TCC de troisième vague en douleur chronique.